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Journée mondiale contre le cancer : la prévention reste la stratégie de lutte la plus rentable

3/2/2014 Par: Maxzener 0 Commentaires Lu: 2190 fois Bookmark and Share

Le cancer, c’est la maladie dont personne ne veut entendre parler, celle « qui n’arrive qu’aux autres », une sorte de tabou inébranlable qui laisse cours aux fantasmes en tout genre. Pourtant  selon l’adage: « qui connaît son ennemi comme il se connaît, en cent combats ne sera point défait  », il n’y a rien de mieux que de connaitre le cancer pour y faire face de la meilleure manière possible; petit tour d’horizon à l’occasion de la journée mondiale contre le cancer.

La journée mondiale contre le cancer célébrée chaque année le 4 février entend faire de la lutte contre le cancer une cause majeure de santé publique. Le cancer constitue encore aujourd'hui une des premières causes de mortalité dans le monde. Il fait beaucoup moins parler de lui, mais il tue. Pourtant, il se soigne et l'intérêt de cette journée est aussi de faire prendre conscience de l'utilité d'un dépistage précoce permettant d'arriver à une guérison.

Dans un rapport publié lundi 03 février 2014, l’organisation mondiale de la santé, OMS, estime que le cancer va continuer à s'étendre dans le monde, notamment dans les pays en développement, avec près de 22 millions de nouveaux cas annuels attendus à l'horizon 2030, contre 14 millions en 2012.
Malgré des progrès majeurs dans les traitements proposés, les décès devraient eux aussi augmenter, passant de 8,2 millions en 2012 à 13 millions en 2030, alors même que plus de la moitié de ces cancers pourraient être évités "si les connaissances actuelles étaient correctement appliquées".

Hors contexte, ces chiffres peuvent sembler effrayants car certes la progression  du cancer (quoique de manière lente) est une réalité, mais plusieurs facteurs expliquent cette recrudescence.

Tout d’abord, celle-ci est paradoxalement liée aux progrès de la médecine: d’une part en raison de l’allongement de la durée de vie des individus, le cancer étant le plus diagnostiqué chez les plus de 60 ans. D’autre part, l’amélioration des dépistages,  notamment du cancer du sein, du colon, du col de l’utérus ou de la prostate ont permit de découvrir un plus grand nombre de tumeurs qui pouvaient passer inaperçues il y a 10 ou 20 ans.

L’augmentation de la population explique également  cet accroissement de même que l’exposition aux facteurs de risque est de plus en plus fréquente.

Le risque n’est pas le même pour les deux sexes, les hommes étant plus touchés que les femmes. Les cancers auxquels les hommes sont les plus exposés sont par ordre de fréquence sont le cancer du poumon, de l’estomac, du foie, le cancer colorectal et le cancer de l’œsophage. Chez les femmes, les cancers les plus fréquents (par ordre de fréquence) sont le cancer du sein, du poumon, de l’estomac, le cancer colorectal et celui du col de l’utérus.

Un tiers au moins de l’ensemble des cas de cancer sont évitables. On estime que 90 % des cancers sont dus à des facteurs extérieurs, dont 80 % pourraient être liés au mode de vie de chacun. Le tabac, l’alcool, les mauvaises habitudes alimentaires, les virus, les substances chimiques et les rayonnements figurent parmi les principales causes du cancer.

La Togo ne déroge pas à la règle, comme le montre les statistiques.  En 2008, le Globocan donne les chiffres suivant pour le cancer au Togo : chez les hommes de 3.195 personnes en plus sont atteintes, avec un décès de 2.724 d'entre eux. Chez les femmes, 4.596 personnes en plus sont atteintes et 3.322 d'entre elles sont décédées.

70% des décès par cancer surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, sans doute en rapport avec une inégalité d’accès aux soins. Car pour que la lutte soit efficace, il faut s’en donner les moyens que se soit en termes de prévention, de moyens diagnostic, de traitement et de dépistage devenu un élément essentiel dans la lutte contre le cancer.

La prévention constitue donc la stratégie de lutte la plus rentable à long terme. Pour répondre aux défis financiers qui se profilent, le rapport sur le cancer publié lundi, par l'OMS, préconise de ne pas se contenter des nouveaux traitements, mais de développer la prévention à grande échelle.

De nombreux pays en développement continuent d'être confrontés de façon disproportionnée à un double fardeau: d’une part un taux élevé de cancers liés aux infections (cancers du col utérin, du foie et de l'estomac) et d’autre part l'incidence croissante des cancers associés à des modes de vie industrialisés (cancers du poumon, du sein et du côlon-rectum). Pourtant, la mise en œuvre d’une vaccination efficace contre le virus de l'hépatite B et le virus du papillome humain peut faire nettement reculer les cancers du foie et du col utérin, respectivement.
Empêcher la propagation de la consommation du tabac dans les pays à revenu faible et moyen est d'une importance cruciale pour lutter contre le cancer.
De même, dans les pays en voie d'industrialisation rapide, les mesures visant à promouvoir l'activité physique et à éviter l'obésité devraient aussi être prioritaires par rapport aux cancers comme ceux du côlon-rectum et du sein.

Le dépistage a pour but de détecter les anomalies évocatrices d’un cancer ou au mieux un stade précancéreux chez les individus encore asymptomatiques.

De plus, en matière de détection précoce et de dépistage, les approches de faible technicité ont prouvé leur efficacité dans les pays en développement. Un premier exemple en est le dépistage du cancer du col (inspection visuelle après application d'acide acétique) et le traitement immédiat des lésionsprécancéreuses par cryothérapie ou thermocoagulation. Ce type de programme "dépistage-et-traitement" a été mis en œuvre avec succès en Inde et au Costa Rica, par exemple.

Enfin, Une législation adaptée peut encourager un comportement plus sain, et jouer son rôle dans la protection des personnes contre les dangers en milieu professionnel et les polluants environnementaux”, souligne le Dr Stewart. “Dans les pays à revenu faible et moyen, il est essentiel que les gouvernements s'engagent à appliquer des mesures réglementaires visant à protéger les populations et à mettre en œuvre des plans de prévention du cancer.

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